Fouad Ali El Himma, Studio 2M, Salaheddine Mezouar …
C’est l’été, il fait chaud et vous êtes sans doute sur une plage en train de bronzer (en tout cas, on vous le souhaite). Quand on est allongé sur une serviette de bain, les doigts de pied en éventail, on aspire à une certaine légèreté. Aussi, ce dernier édito de la saison sera – une fois n’est pas coutume – un recueil de “variétés”. Histoire de contribuer, amie lectrice, ami lecteur, à votre délassement bien mérité.
Fouad Ali El Himma, toujours lui, est, paraît-il, sur le point d’annoncer officiellement la création de son parti politique. J’ai beau faire des efforts, je n’arrive pas à considérer ça comme un évènement. C’était tellement évident, depuis le lancement de son “mouvement” il y a 6 mois… Maintenant, ce sera quand même intéressant de voir comment il va s’y prendre. Déjà, on annonce une coalition d’ex-“partis Basri”. Mais l’heure de vérité, ce sera les élections. Les communales de 2009 constitueront sans doute un galop d’essai, avant la grande épreuve législative de 2012. A quels candidats le nouveau parti accordera-t-il son investiture ? Les “élites”, ça fait bien, ça séduit les médias et l’étranger. Mais l’ex-ministre délégué de l’Intérieur connaît trop bien nos arcanes politiques pour ignorer une vérité de base : pour gagner, il lui faudra coopter de riches et incultes notables locaux, ces incontournables pièges à voix. On les voit d’ici boire la “vision” techno-makhzénienne de Si Fouad comme du petit lait, sans en comprendre un traître mot. L’essentiel, c’est que le chef soit “marsoul Sidna” (l’envoyé de Notre Seigneur). Ça promet d’être comique…

